La Tour du fanal, Fort Saint-Jean 102

La Tour du fanal, Fort Saint-Jean 102

Marseille, septembre 2017.

02 septembre 2017 19:09 Fort Saint-Jean (Marseille) Marseille Provence-Alpes-Côte d'Azur France
CANON EOS 760D - EF-S18-135mm f/3.5-5.6 IS STM - 20mm - 1/2500s à f/5,6 - ISO 100

Architecture, Architecture et urbanisme, Architecture militaire, Bouches-du-Rhône, Country, Designing, Fort Saint-Jean, Fort Saint-Jean (Marseille), Fortification, France, Histoire, Hôtel-de-Ville (quartier de Marseille), Le Panier, Marseille, Monument historique, Monument historique (France), Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Pays, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Tour du fanal, Urbanism, Urbanisme.


Marseille et la Provence

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Fort Saint-Jean

Le fort Saint-Jean doit son nom à la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem établie sur cet éperon, prolongement de la butte Saint-Laurent, vers la fin du XIIe siècle. Il est situé à Marseille dans le quartier de l'Hôtel de ville. À cet emplacement, des vestiges de la toute première occupation grecque au VIe siècle av. J.-C. ont été découverts. Au milieu du XVe siècle, la puissante tour carrée est construite par le roi René pour garder la passe du port. La tour ronde du fanal est construite en 1664. La construction du fort, exigée par Louis XIV, est réalisée de 1668 à 1671 par le chevalier de Clerville après expropriation des Hospitaliers et de nombreuses maisons. Sur instruction de Vauban, le creusement en 1679 d’un large fossé l'isole totalement de la ville. Pendant la Révolution française, le fort sert de prison pour Philippe Égalité et à deux de ses fils. Des Jacobins arrêtés à Marseille et à Aubagne seront enfermés dans le fort et massacrés le 5 juin 1795 par des royalistes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes y entreposent un dépôt de munitions dont l'explosion à la libération de Marseille provoque la destruction de nombreux bâtiments anciens. Le fort Saint-Jean a été classé monument historique par arrêté du 16 juin 1964. Après avoir abrité le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), le fort Saint-Jean accueille depuis 2013 le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM). Le fort Saint-Jean a disposé jusqu'en 1944 d'une échelle de marée en marbre dont la cote 0,329 m a servi de point zéro au nivellement général de la France et donc à toutes les altitudes données en France. L'échelle de marée a été détruite par le dynamitage et l'effondrement du fameux pont transbordeur. En 2020, le zéro de nivellement est à 1,661 m sous le repère fondamental situé dans le local du marégraphe de Marseille qui est exactement au même niveau que la cote 0,329 m du fort Saint-Jean. Voir Fort Saint-Jean sur Wikipédia.

Fortification

La fortification (du latin fortificatio « action de fortifier ») est l'art militaire de renforcer une position ou un lieu par des ouvrages de défense en prévision de leur éventuelle attaque. Par extension, la fortification désigne ces ouvrages de défense eux-mêmes. Voir Fortification sur Wikipédia.

Monument historique

Un monument historique est, en France, un meuble ou un immeuble recevant par une décision administrative un statut juridique et un label destinés à le protéger, du fait de son intérêt historique, artistique ou architectural. Deux niveaux de protection existent : un monument peut être « classé » ou « inscrit » parmi les monuments historiques. L'inscription (dit jusqu'en 2005 « à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques ») est une protection des monuments présentant un intérêt remarquable à l'échelle régionale, contrairement au classement, protégeant les monuments présentant un intérêt à l'échelle de la nation et qui constitue ainsi le plus haut niveau de protection. Dans le cas d'immobilier, la décision de protection énumère les parties de l'édifice qui sont protégées, à moins que celui-ci ne le soit entièrement (aussi bien des éléments extérieurs qu'intérieurs), ainsi que ses abords. Le terme de « monuments historiques », au singulier comme au pluriel, désigne parfois improprement un monument ayant un cachet particulier ou un style ancien, bien que celui-ci ne soit pas protégé. Par métonymie le terme renvoie soit aux services chargés du recensement, de la protection et du suivi des monuments (service régional de l'inventaire, conservation régionale des monuments historiques et service territorial de l'architecture et du patrimoine, devenu par décret du 17 décembre 2015 unité départementale de l'architecture et du patrimoine (UDAP) et hébergeant les architectes des bâtiments de France), ou chargés des études et recherches les concernant (laboratoire de recherche des monuments historiques), soit à d'autres labels (label « Patrimoine du XXe siècle ») ou d'autres protections (site patrimonial remarquable), soit à des associations de promotion des monuments historiques (vieilles maisons françaises, fondation du patrimoine…). En 2019, il y avait en France 45 555 monuments historiques immobiliers, selon la base Mérimée et, en 2012, environ 260 000 objets mobiliers monuments historiques. Voir Monument historique sur Wikipédia.

Par JF Vole

Photographe amateur.

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