L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l'anglais urban exploration), est une pratique consistant à visiter des lieux construits et abandonnés par l'homme. Nicolas Offenstadt la définit ainsi une "visite sans autorisation et le plus souvent sans but lucratif de lieux délaissés ou abandonnés". Elle possède ses propres principes, pour certains un véritable "code" de conduite de l'urbex, visant à préserver les lieux et les protéger au maximum (entre autres, en dissimulant les adresses des spots – surnom donné aux lieux abandonnés – afin d'éviter d'y attirer des casseurs ou des voleurs). Cette activité inclut la visite de lieux cachés ou difficiles d'accès, tels que des manoirs, des écoles, des entrepôts désaffectés, des hôpitaux ou sanatoriums, etc. Dans certain cas plus rares, la pratique s'étend à des lieux explicitement interdits comme des tunnels de métro, des catacombes et des rooftops (sommets d'immeubles, monuments…). Elle regroupe ainsi diverses activités dites « underground » comme la « cataphilie », la « toiturophilie », et elle est très liée à certaines activités sportives telles que l'escalade ou le parcours. L’explorateur urbain est communément désigné par le néologisme urbexeur. La pratique s'est très vite répandue avec l'émergence des réseaux sociaux et plates-formes vidéos, notamment grâce à YouTube. Aujourd'hui l'Urbex se transforme dans certains lieux en "tourisme de ruine" où des tours operators prennent en charge la visite de lieux abandonnés, à Berlin, Görlitz ou Détroit.

Wikipédia, Exploration urbaine