APN Toujours prêt

Il n’y a rien de plus énervant que de louper une photo faute d’avoir son appareil prêt a l’emploi. En studio ou pendant une séance prévue à l’avance nous avons le temps de nous préparer, de choisir son objectif, ses réglages. Mais en extérieur, en sortie photo, en voyage, en randonnée ou en visite culturelle, il faut être prêt a tout. Alors préparons nous.


Je prends mon appareil photo avec moi aussitôt que je quitte mon environnement habituel. Toutes les occasions son bonnes pour faire des photos. Une promenade en ville, un séjour dans la famille, une randonnée ou un voyage. Aussi j’ai à cœur de partir avec un APN opérationnel quelle que soit les circonstances. Mais comment être sur que votre appareil soit prêt a faire la photo du siècle? Pour ma part je me suis fait une « check list » que je vous dévoile ici et que je vérifie avant chaque « séquence photographique ».

Les réglages appliqués ici ne sont pas les réglages idéaux pour une situation donnée, mais les réglages qui poussent mon appareil a faire une bonne photo à grande vitesse et sans flou de bougé ou de mouvement du sujet sans avoir a y réfléchir. L’idéale serait d’atteindre au moins une vitesse égale à 1 / 2 * focale ( Avec un 300mm 1/ 2*300 = 1/600s ). Le pré réglage me laisse aussi plus de temps pour peaufiner le cadrage et la composition de ma photo.

Sur le boitier

Il conviendra d’allumer son appareil et de vérifier que la batterie est chargée et que l’on a de la place sur la carte mémoire. C’est le minimum pour être opérationnel. Je vérifie quelques options de mon boitier pour sécuriser ma sortie photos. Ensuite je vais vérifier les réglages de prise de vue dans le but d’obtenir une vitesse d’obturation la plus rapide possible et d’avoir une photo le plus nette possible. Si des critères esthétiques sont a prendre en compte je rectifierai sur le terrain.

Avant toutes choses je vérifie régulièrement la date et l’heure de mon boitier et je le synchronise avec mon smartphone lui même synchronisé avec le réseau GSM du lieu ou je me trouve. Ainsi mes photos sont clairement identifiables. Nous verrons plus loin que c’est aussi important pour géolocaliser les images en post production. L’option prise de vue sans carte est désactivée, ainsi j’évite de m’apercevoir que mon boitier est vide en fin de journée.

Pour commencer je vais mettre mon appareil en mode semi automatique priorité ouverture. La vitesse sera choisie par l’Intelligence Artificielle (IA) de mon APN. La plupart des objectifs ont une ouverture optimale pour des ouvertures entre f/8 et f/11. Les grandes ouvertures offre une profondeur de champ faible et les petites ouvertures de la diffraction. C’est a prendre en compte sur le terrain en fonction de votre focale, Pour ma part avec des objectifs qui ouvrent entre f/3.5 et f/5.6 j’opte pour f/8 soit un stop au dessus de la plus grande ouverture pour la plus grande focale. Avec mes objectifs plus lumineux, je me permet de descendre à f/2.8, mais je sors très peu avec des focales fixes que je réserve à d’autres activités.

Il m’arrive aussi de forcer la correction d’exposition à +1.3IL [Mais le réglage se perd a chaque extinction de mon APN. Je dois y penser a chaque allumage. En ce cas je fais souvent le point pour l’exposition sur une partie claire de mon image. En fait c’est une option de mon APN que je ne connaissait pas (C-FN-I sur mon EOS 77D). D’où l’importance de relire son manuel parfois]. Si utilisation du flash c’est ce dernier qui sera corrigé. La correction peut nuire à la vitesse et forcer une augmentation des ISO (voir plus loin), je n’en fait pas une obligation.

Ensuite je règle les ISO entre 400 et 800. La plupart des APN sont capable de travailler très correctement avec ses valeurs et on double la vitesse d’obturation. Dans certain cas je pousse même plus loin. Attention à la dégradation de la qualité de l’image et au bruit numérique.

Mon APN possède 3 modes d’autofocus (Explications chez Canon), je pourrai choisir un juste milieu avec un mode mixte AI Focus, mais je préfère souvent le One Shot qui est plus rapide et le mode rafale compense si le sujet est en mouvement.

L’autofocus de votre appareil peut être une source de patinage au moment de déclencher, Choisissez celui qui convient le mieux a votre pratique photographique. Pour ma part je suis en mode AF manuel, 1 collimateur AF ou Zone AF. Un collimateur sur un objet en mouvement n’est pas toujours évident et demande de l’entrainement. On fixera le collimateur plutôt vers le centre de l’image, la ou il est le plus efficace. Le mode auto manque la cible très souvent et patine beaucoup. Quand à la zone large, comme sont nom l’indique elle est large voir trop large et ne se concentre pas forcement sur votre sujet.

Je vais laisser l’IA gérer l’exposition en mode « mesure évaluative ». Si j’ai le temps de passer en mode « Spot » pour des questions esthétiques, je pourrais gérer la correction d’exposition.

Le monde est en perpétuel mouvement; les gens, la nature, les objets bougent. Le mode prise de vue en rafale m’assure que sur 5 à 7 photos il y en aura peut être une de propre esthétiquement parlant. Avec un peu d’habitude on peut parfaitement maitriser les rafales pour ne faire que une photo si besoin.

Il est important d’enregistrer ses photos en mode « Raw » pour pouvoir les « développer » par la suite avec un logiciel genre Lightroom. De ce fait on placera la balance des blancs sur auto, puisque qu’on pourra la modifier en « post production ».

Sur l’objectif

Sauf dans des espaces restreints, le sujet de notre photo peut être proche ou loin, petit ou grand. Nous ne pouvons rarement prévoir notre prochaine photo. Je me promène donc avec un objectif zoom monté sur mon appareil, un 28-300mm ou un 18-135mm, mais a vous de choisir ce qui vous convient le mieux en terme de focal, de poids et de budget.

Un grand angle peut être utile pour des paysages ou des bâtiments et la plupart du temps, nous avons le temps de changer d’objectif. On oubliera pas de revenir au zoom le plus rapidement possible.

Pour les objectifs qui le possède, on enclenchera le stabilisateur. Avec l’utilisation d’un trépied au contraire on débraiera le stabilisateur pour éviter qu’il patine. Pour certaines marques la stabilisation se fait sur le boitier.

Pour être totalement opérationnel, notre objectif sans son bouchon sera muni de son pare soleil et d’un filtre UV pour protéger la lentille frontale. Le filtre polarisant peut lui être préféré pour des paysages. Quand a un filtre ND on le vissera au dernier moment si la situation le justifie.

Hyperfocale

L’hyperfocale est la distance minimum à laquelle il est possible de faire la mise au point tout en gardant les objets situés à l’infini avec une netteté acceptable. La mise au point à cette distance permet d’obtenir la plus grande plage de netteté acceptable qui s’étend alors de la moitié de cette distance à l’infini.

En photographie de paysage, animalière ou de rue, la distance au sujet n’est pas a priori connue alors que, simultanément, il est nécessaire de pouvoir opérer avec rapidité, L’hyperfocale permet alors de prédéterminer une mise au point permettant d’obtenir une plage de netteté suffisamment étendue pour couvrir les sujets prévisibles. Cela est particulièrement utile pour la mise au point manuelle, en l’absence d’auto-focus ou s’il on veut s’en dispenser. (Wikipédia)

J’ai pris l’habitude de coller un papier à l’intérieur de mes bouchons d’objectif avec la distance de l’hyperfocale à F/8 et F/11 pour les deux focales extrêmes de l’objectif.

Si besoin l’application Photographer’s Compagnon fait les calculs pour vous et Les Numériques vous explique la technique.

Batteries, mémoire et autres

C’est un poncif mais, je ne pars pas sans une carte mémoire et une batterie de secours pour mon appareil.

Je vous ai déjà entretenue de ma montre connecté pour son GPS, je ne pars plus sans elle. Il faut donc qu’elle soit chargée elle aussi et la déclencher en mode GPS en début de « séquence ».

C’est aussi une bonne pratique en fin de « séquence » de vider la carte mémoire sur son ordinateur ou un disque et de recharger ses batteries.

Check List

  • Batteries de l’APN, du ou des flashes chargées.
  • Boitier à l’heure et synchro avec mon smartphone.
  • De la place sur la carte mémoire et option prise de vue sans carte désactivée.
  • Enregistrement des fichiers en mode RAW.
  • Balance des blancs automatique.
  • Mode semi automatique Priorité Ouverture (Av). Correction d’exposition à +1.3IL.
  • One Shot. Zone AF centrée ou 1 collimateur. Mesure évaluative. Mode rafale.
  • Un téléobjectif zoom sans bouchon, avec filtre UV ou polarisant et le pare soleil. Stabilisateur ON.
  • Montre connectée chargée.

Mises à jour

Je suis tombé sur la chaine You Tube de Jérôme Pallé qui propose une méthode « SPP-CMM » pour Sensibilité, Positionnement, Programme, Cadrage, Mesure de lumière et Mise au point. Sa méthode est une réflexion au moment de la prise de vue proprement dite et pourrait venir en complément de cette page.

Pour faire suite à cette article je vous décrit aussi mes Réflexions au moment de la prise de vue.


Mon but n’est pas de vous imposer un mode opératoire, mais de vous faire adopter de bons réflexes que vous adapterez a votre pratique photographique. Je vous conseil aussi de lire votre mode d’emploi et de choisir vos paramètres en connaissance de cause.

Les informations données ici font référence à un Canon EOS 77D, il est facile de transposer pour d’autres modèles ou marques.